Vidéosurveillance, capteurs étendus, panneaux de contrôle, sécurité impliquée à travers l’application: dans de nombreuses villes, de nouvelles solutions de sécurité urbaine émergent. Remplir les villes sensorielles, anticiper les nouvelles tendances de l’Internet des objets, devient une nécessité pour les administrations, à la fois pour répondre plus rapidement et plus efficacement aux urgences que pour prédire les risques et les actions des alerte aux citoyens. […] Parmi les principales tendances en matière d’innovation figurent l’installation de capteurs et de caméras sur les moyens de transport, les systèmes de surveillance du trafic, la lecture des plaques d’immatriculation et la diffusion des applications de sécurité (App, sos, totem etc.), où les citoyens deviennent des capteurs et participent à la gestion de la sécurité urbaine.

Bien que les forces armées disposent d’équipements techniques, d’armes et d’autres équipements importants pour aider à l’acquisition de l’information, le facteur décisif dans la conduite des opérations dans les zones urbaines est la population elle-même.

Né UO 2020

Il y a un besoin incontestable pour les êtres humains d’aujourd’hui de devenir des machines: ils sont heureux d’assurer le fonctionnement de la bête technologique dont ils sont d’ infinies morceaux. Les hommes « données » s’éteignent volontairement au profit d’êtres obéissants équipés de prothèses représentées par des smartphones et des tablettes. La multiplication des « sens » du pouvoir passe par l’acceptation des standards de vie qu’il propose et il semble inévitable que les relations humaines soient décidées par le « réseau numérique »: il encercle les êtres vivants dans une angoisse agréable tout au plus et en attendant nourrit des serveurs qui fourmillent et cataloguent des choix, des comportements, des pensées, voire des projections de désirs. Le citoyen actif apporte à spontanéement des informations utiles à la puissance, intégrant le nombre de ses yeux déjà répandus, intrusant son rôle de contrôleur de particules. Chaque partie de la réalité est documentée par les smartphones et les applications de propagation qui se connectent directement aux organismes de contrôle.C’est une lutte continue contre une entité qui est alimentée à chaque instant de la multiplicité de ses esclaves pour la conserver en tout point, s’installer et s’infiltrer partout, et ceux qui n’utilisent pas les outils du domaine paient les conséquences de leur diffusion. Une séparation entre les vivants est toujours plus claire, mieux vaut s’en faire une raison.

Se connecter contre la puissance

Si le monde vient à nous, nous n’avons pas besoin d’aller l’explorer, alors ce que nous appelions l’expérience jusqu’à hier était devenu superflu.

Gunther Anders. « L’homme est démodé »

EXtrait d’un article du numéro 0 de Metastasis, un apériodique anarchiste publié à Naples en juin 2017