
Puisque vivre m’a emmerdé depuis le début et que j’ai lutté pied à pied pour qu’on ne me fasse pas chier plus que nécessaire, qu’on ne me casse pas les couilles au delà du minimum raisonnable, juste assez pour ne pas bien vivre petitement mais mal survivre grandiosement histoire de m’amuser un peu, me distraire, non de la mort et de la misère, mais du temps et de l’interminable suicide qu’est son terrible ennui… Alors, j’aurais passé mon existence à être joyeux, tout simplement en misant sur la Joie et sans chercher à être heureux socialement ou me pourrir à quêter l’utopie du bonheur. Juste JOYEUX ! Il ne me reste donc plus qu’à me dégoter un petit coin d’ours pour vieillir sans trop souffrir, si possible ? Et un endroit de sanglier pour mourir d’un fou rire, j’espère ? Et surtout, un trou asséché de silence, sans encre de n’avoir plus rien à écrire ou à dire de ma solitude. Celle qui vous a enveloppé en papier cadeau dans le papelard des livres. Et pour ma sépulture ? « ÇA NE VALAIT PAS LA PEINE MAIS ÇA VALAIT LE COUP… » Gravez moi donc ça sur un carré de pierre simple ou un cube de béton percé en boîte aux lettres
que je puisse continuer mes éternelles correspondances d’amitiés amoureuses… Et, s’il vous plaît, d’encore me laisser ouvert les yeux : merci !
L’envolée n°41 HAFED BENOTMAN à l’honneur est disponible ici : http://lenvolee.net/wp-content/uploads/2015/07/41-final-comp.pdf