[MAJ : le samedi suivant  un appel à rassemblement été lançé, les flics ont décidé de bloquer les habitants du camps et leurs soutiens pour les empêcher de partir en manif sauvage]

Jeudi 5 octobre : Le juge des référés du tribunal administratif de Lille ordonne, à la demande de la Ville de Lille, aux occupants de la gare Saint-Sauveur d’évacuer les lieux dans un délai de 8 jours, soit avant le vendredi 13 octobre ! Ce jugement est sans précédent à Lille.
Ce vendredi 6 octobre matin, les habitant-e-s du campement Saint- Sauveur ont manifesté dans les rues de Lille pour réclamer des solutions aussi bien pour les mineurs isolés (dont beaucoup sont pourtant confirmés) que pour les demandeurs d’asile. Cette manifestation a été dispersée avec une extrême violence, des personnes arrêtés, violentées et blessées.
Cette expulsion du camp est décidée sans aucune proposition d’hébergement pour les mineurs et les demandeurs d’asile. Elle vient considérablement augmenter le stress pour les 200 personnes. Rappelons que les dernières affaires judiciaires (parc des Olieux) imposaient au moins un plan de mise à l’abri, si dérisoire soit-il, à la préfecture et au département, comme l’impose la loi.
Ces personnes sont demandeurs d’asile ou mineurs isolés étrangers, en quête de papiers, d’un toit, d’une école, d’un avenir. Où iront-ils et qu’adviendra-t-il d’eux si même les terrains vagues ne leurs sont même plus concédés ?
Dans son ordonnance, le juge « note que l’association « Les restos du Cœur » qui fournissait déjà sur place des repas à des personnes défavorisées a été contrainte d’interrompre la distribution de repas et que cette situation est susceptible de générer des tensions » : En réalité les restos du Coeur ont arrêté la distribution de repas chauds le soir le 13 juillet et n’ont depuis jamais réouvert leur lieu de distribution (sûrement sous la pression des autorités)
Le juge « relève que les occupants allument des feux pour réchauffer leurs aliments. Un incendie s’étant déclaré le 7 juin 2017 nécessitant l’intervention des pompiers » : Mais le feu s’était déclaré côté bistro St-So. cette époque il n’y avait que quelques tentes et les personnes avaient une distribution de repas chauds dans le local des restos du Cœur qui se trouvait sur les quais de déchargement de l’ancienne gare de marchandise, donc les réfugiés n’avaient aucune raison de faire du feu.
Le juge « souligne enfin l’absence de sortie de secours lorsque, le soir, le site est fermé » : Tiens donc c’est justement les vigiles de la gare Saint-sauveur qui ferme cette grille chaque soir après les festivités dans le bistrot St-So et la mairie a soudé l’autre porte (voir le post de septembre)
Le juge note dans le rapport de la ville que le nombre de personnes a augmenté depuis le mois d’août : Mais il faut savoir que les associations qui hébergeaient les mineurs ont fermé leurs salles d’hébergements il y a deux semaines (sûrement aussi la pression sur leurs subventions), obligeant 35 mineurs (dont certains sont confirmés) à venir aussi sur le camp le Saint-Sauveur.

 

Les différents communiqués du collectif des Olieux sont disponibles ici: https://lille.indymedia.org